Numérisation des processus : 3 avantages mesurables pour les fabricants


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Qu'il s'agisse de commander un taxi en un clic ou de regarder son film préféré sur un écran pas plus grand que sa main, la numérisation apporte bien des avantages à nos vies modernes. Or, la plupart de ces avantages intangibles s'avèrent également impossibles à mesurer (à moins que les logiciels de reconnaissance faciale ne mesurent déjà la taille de nos sourires à des fins statistiques). Pour l'industrie manufacturière, il est pourtant nécessaire de disposer d'indicateurs quantifiables pour garantir des résultats reproductibles.

Les fabricants ayant choisi de remplacer leurs processus papier et leurs pratiques de gestion des dossiers de production, tous gérés manuellement, par des systèmes entièrement numérisés ont ainsi découvert trois avantages concrets aux effets mesurables sur leurs indicateurs clés de performance (ICP).

1. Une production plus précise

Grâce aux systèmes numériques, les fabricants ont la possibilité d'optimiser leur production dès la première tentative en éliminant les erreurs prévisibles, en minimisant les phases d'examen et en réduisant les besoins en ressources et les efforts associés à la saisie manuelle des données.

Comme de nombreuses entreprises ayant recours à des systèmes papier pour gérer les dossiers de production, Legacy Pharmaceutical Packaging a reconnu que ses lacunes en matière d'ICP, comme le taux de produits conformes , étaient largement dues à l'obsolescence de son système. Ce sous-traitant en conditionnement pharmaceutique s'est donc mis à la recherche d'une solution qui associerait, sans heurts, les processus et les dossiers de production aux performances matérielles, aux opérations et au personnel chargé de l'assurance qualité. Depuis la mise en service de sa solution entièrement numérisée de gestion des dossiers de production,l'entreprise dispose maintenant des outils nécessaires pour mesurer la précision de la production et rectifier de nombreuses erreurs qui l'empêchaient jusque-là d'atteindre une production optimale et entraînaient des coûts de fabrication supplémentaires.

« En anticipant les problèmes de documentation en temps réel afin de limiter les corrections d'erreurs, nous minimisons les besoins en déviations et productions supplémentaires tout en optimisant les tâches liées à la conformité », explique Cory Robinson, directeur de la qualité chez Legacy Pharmaceutical Packaging. Robinson ajoute que le choix de l'entreprise de se tourner vers la numérisation des processus de fabrication a permis d'améliorer la précision de la production de façon quantifiable en « garantissant l'intégrité des données dès la première fois, ce qui a permis d'améliorer nos performances globales en termes de qualité et l'expérience de nos clients tout au long du cycle de vie des produits ».

2. Une production optimisée

Les processus et les dossiers de production papier ne sont pas seulement sujets à des erreurs : ils entraînent également une exploitation inefficace des ressources, augmentent les risques de déviations et ont plus tendance à retarder la mise sur le marché des produits.

Wellington Foods,sous-traitant manufacturier de compléments alimentaires, a pendant longtemps perpétué le cercle vicieux des processus de fabrication traditionnels : sur papier, les petites erreurs se multiplient et génèrent un manque d'efficacité bien ancré, qui à son tour entraîne une augmentation continue de coûts autrement évitables.

« Comme de nombreux fabricants, nous avons eu du mal à résoudre les erreurs qui persistaient dans nos documents de production et à maîtriser les coûts de fabrication », rapporte Robin Joyner, administrateur système chez Wellington Foods. Pourtant, dès la mise en œuvre d'une solution entièrement numérique, l'entreprise a noté une diminution remarquable du nombre d'erreurs, ainsi qu'un gain de fluidité entre les opérations et l'assurance qualité. « Les erreurs de saisie des données ont été réduites de 90 %, ce qui nous a permis d'accélérer les étapes d'exécution des dossiers de production et de mise sur le marché des produits. Nous avons ainsi pu développer notre activité de façon plus efficace. »

La transformation numérique de Legacy Pharmaceutical Packaging a engendré des progrès similaires. L'entreprise gère plus de 200 dossiers de lots, qui doivent tous passer par une évaluation de la qualité, ainsi que des processus de modification et de correction. Ce qui lui prenait auparavant 3 heures par dossier ne nécessite désormais plus que 10 à 15 minutes grâce à un système numérique rationalisé.

3. Une qualité accrue

Pour optimiser les processus de fabrication, il est essentiel de procéder à la réduction du nombre et de la gravité des événements qualité. Il n'en demeure pas moins que de nombreux fabricants continuent de se tourner vers des systèmes papier qui ne font qu'intensifier l'impact et la complexité de ces événements.

 

« Lorsqu'un fabricant a recours à un processus papier ou hybride, ses données se retrouvent piégées sur papier, ce qui complique le constat des tendances », explique Matt Lowe, vice-président exécutif de MasterControl Inc.,fournisseur de logiciels sur le cloud dédiés à la qualité et la conformité. Matt Lowe ajoute que les entreprises qui prennent des mesures préventives dans le cadre de la qualité et de la fabrication ont des chances de réduire drastiquement les déviations, les écarts et les autres types d'événements qualité. « Les données cloisonnées, les dossiers papier et les systèmes disparates sont des problèmes faciles à résoudre pour les entreprises, notamment par le passage à la numérisation. Cette dernière permet d'ailleurs l'harmonisation des processus et l'amélioration de la qualité et de l'excellence en matière de fabrication. »

Le système numérique intégré de gestion des dossiers de production mis en œuvre par Legacy Pharmaceutical Packaging comprend un outil d'analyse des événements qualité qui applique automatiquement une approche basée sur les risques. Il est ainsi possible d'évaluer le potentiel de développement de chaque déviation en une action corrective et préventive à part entière (CAPA). Grâce à cette fonctionnalité, le sous-traitant peut réduire drastiquement l'impact des déviations sur l'environnement de production. Il prévoit également une réduction totale des déviations de 21 % par rapport au rendement de qualité obtenu à l'aide de l'ancien système papier.1

Un pas après l'autre sur le chemin du numérique

Les nombreux avantages de la numérisation sont clairs aux yeux des fabricants ; cependant, ces derniers hésitent pour la plupart à se lancer dans une croisade anti-papier et à amorcer leur propre transformation numérique sans pouvoir d'abord profiter de ces avantages. Parmi ces fabricants, nombreux sont ceux qui se sentent désarmés face à cette perspective en raison de l'ampleur de leur activité et des répercussions que le passage d'un système hérité à une solution entièrement numérique pourrait engendrer pour leur entreprise. Ces angoisses ne sont pas infondées : malgré un investissement régulier dans les technologies d'innovation, 70 % des initiatives de transformation à grande échelle les plus complexes n'atteignent pas les résultats escomptés.2  

Fort heureusement, la numérisation ne doit pas nécessairement s'effectuer d'un coup. En suivant les principes de la « small automation », les fabricants peuvent se lancer pas à pas dans l'automatisation de leurs processus et se concentrer en premier lieu sur la mise en œuvre rapide de technologies flexibles et polyvalentes pour combler les lacunes de leurs systèmes d'entreprise existants. Il peut suffire d'un projet numérique pilote, exécuté à l'échelle d'un poste ou d'un service, pour démontrer toute la valeur de la numérisation aux parties prenantes, et ce en peu de temps. Selon une étude menée par PwC, l'automatisation à petite échelle est susceptible d'accroître la productivité des processus individuels de 80 % (parfois même de 100 % pour les solutions sans contact) et les fonctions globales de 20 % ou plus.3

Prenez par exemple les systèmes employés par les fabricants de dispositifs médicaux pour gérer lesdossiers DHR(« Device History Records », ou dossiers historiques des dispositifs). L'un des fabricants cités dans l'étude menée par McKinsey & Company a obtenu des résultats spectaculaires suite au remplacement de son système de gestion des dossiers DHR sur papier par un système numérique de gestion des processus industriels (« Manufacturing Execution System », ou MES). Cette solution a révolutionné la capacité de cette entreprise à détecter et éviter les problèmes en améliorant la visibilité et accélérant les processus qualité tels que la détermination des causes primaires. La numérisation a fourni toutes les clés nécessaires à ce fabricant pour réduire les erreurs de documentation de 100 %, mais également diminuer considérablement les plaintes liées à la fabrication (réduction de 65 %), les plaintes générales (58 %) et les rapports de non-conformité en production (diminution de 41 %).4

Les résultats parlent d'eux-mêmes : en éliminant les processus papier, non seulement vous sauvez des arbres et économisez un espace considérable, mais vous influencez de façon mesurable les ICP relatifs à votre production.

Pour en savoir plus sur le pouvoir transformateur de la numérisation, consultez la présentation très instructive intitulée « Opération zéro papier : plan d'actions correctives pour passer au tout numérique », proposée par MasterControl.


Références

1. «Des statistiques utiles pour une fabrication de qualité», article dédié à un client MasterControl.

2. «The "how" of transformation», par M. Bucy, A. Finlayson, G. Kelly et C. Moye, McKinsey & Company, mai 2016.

3. «The New Automation Is Smart, Fast, and Small», par D. Priest, K. Krishnamurthy et A. Blanter, Strategy+Business, 24 avril 2018.

4. «Capturing the value of good quality in medical devices», par T. Fuhr, E. Makarova, S. Silverman et V. Telpis, McKinsey & Company, février 2017.


 

2019-bl-author-james-jardineJames Jardine travaille au sein de MasterControl en tant que rédacteur de contenu marketing. Diplômé de l'université de l'Utah où il a obtenu une licence en journalisme, James écrit depuis plus de dix ans sur des sujets liés aux sciences de la vie, aux technologies et aux réglementations.